NUS FÉMINISTES

Nus Féministes est un projet de sensibilisation et de lutte contre la culture du viol.

Je peins les corps nus de femmes victimes de viol afin de raconter leur histoire, autant sur la toile via des coups de pinceaux, des couleurs et des mots cachés aux creux des reins qu’à travers un témoignage écrit relatant leur parcours.

J’ai commencé à peindre des nus féministes en réponse à une enquête menée en France en 2019*, qui a révélé ces chiffres effrayants : 27% des personnes interrogées ont déclaré qu’une femme portant une tenue jugée « trop sexy » est en partie responsable de son agression.

Ces chiffres représentatifs de la culture du viol m’ont profondément marquée et j’ai eu envie d’agir, pour changer les mentalités à coup de pinceaux.


Nus Féministes
a trois objectifs :

  1. Sensibiliser l’opinion publique sur les violences faites aux femmes, qu’elles soient sexuelles, physiques et/ou verbales. Une (trop) grande partie de la population ignore l’omniprésence de ces violences et ne se responsabilise pas dans ce combat. Les instruments juridiques mis en place étant trop faibles, faire évoluer les mentalités doit passer par l’éducation.

  2. Donner une voix aux victimes et leur permettre de transformer leur expérience en une profusion de couleurs et de mots, avec un objectif cathartique. Mon approche consiste à les représenter non pas en tant que victimes mais en combattantes, en héroïnes, en reines. À travers la peinture, leurs corps deviennent œuvres d’arts, dans une démarche de réappropriation du corps et d’empowerment.

  3. Inspirer et donner de l’espoir à d’autres femmes qui vivent ou ont vécu un enfer similaire. Le témoignage des participantes est puissant: elles ont réussi à passer de la survie à la vie, elles ont retrouvé le goût de vivre et la force d’aller de l’avant, de s’épanouir. Leur histoire pourra, je l’espère, aider d’autres victimes à trouver le chemin de la guérison.

 

Le projet Nus Féministes est soutenu par l’association Osez le Féminisme 38. Il se concrétisera par une exposition dédiée en avril 2022 à Grenoble. Les tableaux seront mis en vente et une partie des recettes sera reversée à l’association pour soutenir un projet contre les violences faites aux femmes.

Si vous aimeriez participer au projet, n’hésitez-pas à me contacter via message privé ou par email à info@cyriellerecourart.com
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MARIE

"Marie"
Acrylique sur toile, 2021.

Témoignage

Il y a des viols dont on n’entend jamais parler. Des viols à peine considéré comme tels, minimisés par beaucoup, voire tout simplement ignorés. Des viols silencieux et pourtant violents, au même titre que tous les autres.

L’histoire de Marie, c’est celle d’un viol survenu au milieu d’un rapport consentant.

Un mec, en école d’ingé. Pas vraiment son mec, plutôt un plan cul, qu’elle voit de temps en temps. Une histoire comme il y en a des centaines. Un rapport qui se déroulait normalement, jusqu’à ce qu’il lui demande d’essayer une nouvelle position. Elle refuse, il insiste et la pénètre de force.

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Les faits sont froids, me dit-elle, ça arrive tellement souvent.

Marie m’en parle de manière mécanique, détachée d’émotions. Je comprends, je fais pareil. Quand on a vécu une histoire traumatique, on sépare les faits de soi pour pouvoir les raconter tout en gardant une distance. Pour grandir et s’épanouir sans se laisser happer par cette masse noire de détresse.

Le viol de Marie a bouleversé sa vie. Après cette sombre soirée, elle entre dans une spirale toxique, s’éloigne des gens, se renferme dans sa colère. Et subit un deuxième viol similaire, conséquence du premier, avec un « connard misogyne » qui profite de son mal-être.

« T’aurais dû crier plus fort, personne ne te croira ». Voilà comment il l’expédie lorsqu’elle tente de le confronter.

S’ensuit une année noire, où elle s’enfonce dans le déni, cherchant aux violeurs des excuses qu’ils ne méritent pas. La phase de réalisation arrive un an plus tard, telle une porte en pleine gueule. Une seule envie : « tout cramer ».

Et une autre aussi : se suicider.

C’est là qu’elle se rapproche d’une psychologue traumatologue rattachée au service judiciaire, qui va la suivre pendant un an. Mi 2019, elle est prête à porter plainte. Elle est reçue au poste de police par une femme et – chose rare – le dépôt de plainte se passe bien. Mais, comme dans plus de 95% des cas, il n’y aura pas de suites.

« Le changement passe seulement par l’éducation », déclare-t-elle. C’est pour cela qu’elle rejoint l’association Osez Féminisme, afin de militer et faire changer les mentalités. Elle rencontre ainsi d’autres femmes avec « des vécus de merde » et se sent un peu moins seule…

Marie s’engage aussi sur les réseaux sociaux via son compte @ruomalrenifuaep (lire peaufiner l’amour à l’envers). « L’amour est le seul truc utile et inépuisable dans la vie », me confie-t-elle. Sa grande quête ? Peaufiner et cultiver cette denrée.

Modèle, poète, docteure – elle écrit actuellement une thèse sur les nanomatériaux -, Marie poste sur son compte Instagram de superbes photos d’elle dénudée, accompagnés de ses propres poèmes. Sa démarche : déconstruire l’image de la nudité, pour beaucoup associée au sexe et à l’intime. C’est elle qui choisit ce qu’elle montre et quand elle le montre. Elle se sert de son corps comme d’un outil pour faire passer des messages.

Dans le cadre de ce projet de nu féministe, Marie a pris la plume pour écrire sur un sujet qu’elle aborde pourtant rarement dans ses poèmes : les viols qu’elles a subis. En sont nés trois vers emplis de pudeur, que j’ai peint avec émotion sur la toile :

« J’ai brillé trop fort pour vous,

Mais je brûlerai plus fort,

Pour réchauffer mes sœurs »

ange

"Ange"
Acrylique sur toile, 2021.

Témoignage

Une première fois devrait toujours être quelque chose de magique. Un moment d’abandon de soi, de découverte, en toute confiance.

Ce souvenir-là, un homme l’a volé à Ange.

Un homme, ou plutôt un mec de son lycée, de sa bande de potes même. Un garçon à la réputation de Fuckboy, de « tombeur ». Une étiquette bien trop douce pour un mec qui parle des filles comme de la viande, comme d’objets dont on se sert sans le moindre respect.

Ange a presque 17 ans. Ce soir, elle sort avec les copains de sa classe. L’ambiance est festive, l’alcool coule à flots, tout le monde passe vite de pompette à ivre et la soirée s’enflamme. Une fête de lycéens comme beaucoup d’autres, en somme.

Sauf que la soirée vire au viol.

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Ange a bien bu, elle se fait draguer par le mec en question et soudain, ils se retrouvent seuls, sans avoir bien compris ce qu’il se passait. Il la presse de coucher avec elle, elle refuse, il insiste de plus belle. L’alcool obscure ses idées, elle a du mal à se défaire de lui. Elle refuse encore, tente de le repousser, mais il ne laisse pas tomber.

La suite, on la lit entre les lignes. Ange se réveille le lendemain, confuse, dégoûtée, « dépossédée ». Son cerveau se met en mode survie et agit comme souvent à la suite d’un traumatisme : il tire un grand rideau noir et tente de faire disparaitre l’évènement. Amnésie traumatique. Pendant plus d’un mois, Ange n’en parle à personne. Elle n’a pas oublié, mais son cerveau a compartimentalisé l’information. Dans un compartiment bien profond et inaccessible.

Alors la vie continue : tous les jours au lycée, elle lui fait la bise, comme si de rien n’était. Lui, ne dit rien. Pas une excuse, pas une once de honte. Comme s’il ne réalisait pas la gravité de ses actes.

Au bout d’un mois, la bulle éclate. Le compartiment remonte à la surface et les souvenirs aussi. Pas seulement ceux de la soirée, mais aussi ceux d’une petite Ange âgée de 8 ans, subissant les attouchements de ses cousins par alliance. Des réminiscences encore floues qui se dessinent peu à peu dans son esprit, ravivées par le traumatisme récent.

Le besoin de parler la pousse à se confier à quelques copains de la bande. Pour entendre plusieurs fois la même réponse : « laisse tomber, vous étiez bourrés, oublie ».

Oublier. Passer outre. Un conseil monstrueux que des milliers de femmes ont déjà entendu après une agression sexuelle.

Heureusement, une amie finit par poser le mot « viol » sur son agression. Pour Ange, c’est une vraie prise de conscience. Elle réalise enfin qu’elle a été violée. Et abandonnée par une partie de ses amis, qui ne l’ont pas forcément crue.

Les années passent et Ange se sent attirée par la cause féministe, par l’envie de défendre les femmes. Elle rejoint l’association « Osez le féminisme » pour lutter contre le sexisme, elle qui l’a vécu de si près. Elle décide de voir une psy, pour travailler sur le traumatisme datant de ses 8 ans. De temps à autre, elle croise son violeur à une soirée étudiante, jusqu’à finir par l’affronter pour de bon. Des mots tranchants et une claque, c’est le point final de cette histoire pour Ange. Elle n’envisage pas de porter plainte : il est quasiment impossible d’obtenir gain de cause pour des faits aussi « vieux » et sans preuves. Le sentiment d’injustice subsiste, mais il s’estompe peu à peu : elle fait le tri dans ses amis, devient de plus en plus sereine, ferme, sûre d’elle-même.

Aujourd’hui, Ange est étudiante en master 2 de littérature et a trouvé un exutoire cathartique : elle peint des hommes érotisés, dans une démarche de réappropriation du désir. Des hommes empreints d’une sensibilité fragile, aux antipodes de la masculinité toxique. Elle inverse les rôles et renverse le regard, en donnant à l’homme le statut d’objet de désir, qui fut de tout de temps celui de la femme. Elle définit ainsi sa propre image d’une masculinité saine, douce, qui ne lui fait plus peur…

SABRINA

"Sabrina"
Acrylique sur toile, 2021.

Témoignage

Ce qui me frappe d’emblée chez Sabrina, c’est la lumière qu’elle dégage. Ce sourire dans le regard, cette voix assurée, ce rire décomplexé. Et tout cela via l’écran de mon ordinateur, en tête à tête sur Zoom.

Sabrina vit en Belgique, moi en Allemagne, nous ne nous connaissons pas, et pourtant, elle a accepté de me raconter son histoire. Une histoire extrêmement intime, autant difficile à entendre qu’à retranscrire avec des mots.

Sabrina a été violée par son arrière-grand-père à l’âge de 6 ans. Quand le reste de la famille était occupé et qu’ « il réussissait à l’attraper, il s’amusait avec le corps d’une petite fille ». Honteuse, paralysée à l’idée que quelqu’un ouvre la porte et les découvre, elle s’est tue, endurant ses abus jusqu’à ce que l’âge emporte enfin son arrière-grand-père dans sa tombe.

Après l’inceste, me dit-elle, il y a deux chemins possibles : reproduire le même schéma ou bien maltraiter son corps, lui manquer de respect. Elle, c’est le deuxième qu’elle emprunte, basculant entre des phases d’anorexie et de boulimie, cachant son corps, se mutilant. Elle est « salie, détruite ». Pendant des années, elle refuse que son corps soit une source de désir pour les autres ou de plaisir pour elle-même.

En grandissant, elle est hantée dans ses relations sexuelles. Les hommes qu’elle rencontre ont du mal à accepter ses blocages, font preuve de peu d’empathie. Pendant treize ans, elle vit avec le père de ses enfants, un homme jaloux et violent, avant de divorcer et de tomber aux prises d’un pervers narcissique. Suivie 24 heures sur 24 – grâce à la localisation sur son téléphone et ordinateur portable – rabaissée, humiliée, elle entame une longue descente aux enfers jusqu’à ce qu’un évènement inattendu lui sauve la vie : elle fait une expérience de mort imminente.

C’est le déclic. Durant son EMI, elle pense à ses enfants. Celui qu’elle a perdu et ceux qui restent. « La vie, c’est pas ça », réalise-t-elle.

Débute alors un long processus de reconstruction. Elle perd son travail, divorce une seconde fois, perd son logement. Elle est « dépouillée », mais reprend sa liberté. Comme une seconde naissance. Grâce à quelques séances d’hypnothérapie, mais surtout un long travail autonome sur elle-même, Sabrina trouve le chemin de la guérison. Elle s’initie aux soins énergétiques, à la médecine douce, à la thérapie quantique. Elle développe une capacité de clairvoyance, est enfin capable de mettre des mots sur ses maux.

Les couleurs de sa toile, c’est elle qui les a choisies : le bleu, le vert et le mauve, couleurs de trois des principaux chakras. Et les mots surtout, peints sur son corps : attouchement, coups, enfer, viol, menaces, souffrances…. Autant de témoins d’un passé sombre, qu’elle a choisi de mettre derrière elle. Le présent et l’avenir, elle le vit dans la lumière : confiante, forte, créatrice, rayonnante…

Aujourd’hui, Sabrina suit une formation afin de devenir thérapeute. Pour « aider, dans la paix ». Elle n’a plus peur, elle est passionnée, remplie de joie et de gratitude pour la vie. Elle veut parler de son histoire pour éviter qu’elle ne se répète. Pour que sa fille puisse grandir en dansant avec la vie, car « toute femme a le droit d’être belle en toute sécurité »

MY BODY MY CHOICE

"My body my choice"
Acrylique sur toile, 2020.

Ce tableau porte le nom du célèbre slogan féministe « My body, my choice ». Ce slogan défend le droit à l’autonomie et à l’intégrité corporelle, en particulier le droit à l’avortement. Beaucoup de gens l’ignorent, mais il existe encore plusieurs pays en Europe où le droit à l’avortement n’est pas acquis !

En Pologne, par exemple, le gouvernement a tenté en 2016 de restreindre drastiquement les droits à l’avortement, déjà très limités. Cela a déclenché une énorme vague de manifestations à travers le pays sous le nom de #blackprotest et le gouvernement a finalement fait marche arrière !

Mais le combat est loin d’être fini… Le 1er décembre 2020, la Cour constitutionnelle a déclaré inconstitutionnel l’avortement en cas d’anomalies fœtales. Des milliers d’activistes sont descendu-e-s dans la rue et une véritable révolution féministe s’est mise en marche, sous l’étendard #StrajkKobiet (grève des femmes). Éclairs rouges peints sur leurs paumes et sur leurs masques, elles ont parcouru les villes pour protester. Mais voilà, à cause des mesures contre le COVID-19, il est plus difficile que jamais de se faire entendre et presque impossible de se faire avorter à l’étranger

Et qu’en est-il des états européens traditionnellement conservateurs ?

À l’instar de la Cité du Vatican, d’Andorre, du Liechtenstein et de Saint-Marin, Malte est le pays où la réglementation en matière d’avortement est la plus stricte d’Europe. Dans cette nation hautement catholique, il n’y a même pas d’exception lors d’un viol ! Sachant que la majorité des abus sexuels se produisent au sein de l’entourage familial, de nombreuses femmes se voient contraintes de porter l’enfant de leur père, de leur oncle…

Si elles ont le budget – et s’il n’y a pas de Lock-Down – elles peuvent tenter d’aller à l’étranger pour se faire avorter. Sinon, elles commandent des pilules abortives en ligne – à la fois dangereuses et non garanties – ou pire, elles se font avorter illégalement sur l’île… en risquant leur vie et en encourant jusqu’à 3 ans de prison si elles se font prendre !

De telles violations des droits des femmes ne devraient plus exister aujourd’hui, surtout dans des pays de l’Union européenne ! L’avortement doit devenir un droit incontestable pour toutes les femmes. C’est pourquoi mon tableau My body my choice incarne et soutient cette revendication.

(I'M NOT YOUR) BITCH

(I'm not your) bitch - Cyrielle Recoura Art - Contemporary Feminist Art
"(I'm not your) bitch"
Acrylique sur toile, 2020.

Salope, bébé, chérie, sale pute…

Nous, les femmes, sommes affublées de centaines de surnoms au cours de nos vies. Certains pleins d’amour, d’autres sexistes, injurieux et blessants.

(I’m not your) bitch traite de tous ces mots que nous entendons depuis notre naissance. Ces surnoms que nous portons sur nous comme une seconde peau, qui se gravent dans notre esprit et s’inscrivent à vie dans nos mémoires.

Pour créer ce tableau, j’ai effectué un sondage sur les réseaux sociaux en demandant à toutes les femmes de me dire quel surnom les avait le plus marqué. Et j’ai peint leurs réponses sur la peau de mon nu. Délivrant un message limpide : de tels mots ne disparaissent pas dans le vent, ils marquent au fer rouge nos âmes innocentes.

Les couleurs de ce tableau évoquent la jungle, métaphore de la société dans laquelle les femmes luttent pour gagner la place qu’elles méritent. Ci et là, la peinture sort volontairement du cadre, cherchant à se libérer des contraintes de cette société patriarcale qui s’évertue depuis toujours à dominer les femmes, à les faire taire.

EMMA

"Emma"
Acrylique sur toile, 2020.

« Tu m’étonnes, elle sort à moitié nue »

« Elle l’a bien cherché »

« En même temps, t‘as vu comment elle était habillée ? »

Ces phrases, vous les avez déjà sûrement entendues. Souvent lancées de manière désinvolte, elles sont pourtant lourdes de milliers d’années de préjugés sexistes. Elles incarnent à elles seules la culture du viol, ancrée dans la société française depuis toujours. En quelques mots, elles minimisent et banalisent un acte d’agression sexuelle – et par extension, tous les autres –  et déplacent la responsabilité de l’agresseur vers la victime.

Une enquête IPSOS menée en 2019 en collaboration avec l’association « Mémoire Traumatique et Victimologique » a révélé ces chiffres effrayants :

  • 27% des français pensent qu’une femme portant une tenue décrite comme « trop sexy » est en partie responsable de son agression
  • 17% des français considèrent que de nombreuses femmes qui disent NON (pour une relation sexuelle) veulent en fait dire OUI
  • 18% s’imaginent même que les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcée…

 

Après les mouvements de sensibilisation publique #metoo et #balancetonporc, je voulais croire – bien naïvement – que la France n’était pas aussi arriérée.

J’avais tort.

C’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans cette série de nus, pour combattre ces préjugés à coups de pinceaux et de gueule sur internet et les réseaux sociaux !

Le premier tableau de cette série s’intitule Emma. Emma est le prénom féminin le plus donné en France en 2019 : près de 4 000 familles ont donné naissance à une petite Emma. Une petite fille, aujourd’hui adorable bouille d’ange d’à peine deux ans, qui va grandir, devenir une femme et aura une « chance » sur 5 de se faire agresser sexuellement. 800 Emmas sur les 4000 se feront attoucher ou violer au cours de leur vie.

Ce premier tableau est dédié à ces futures Emmas et à toutes les femmes qui ont envie de sortir en jupe, en short, en robe, en maillot de bain, comme ça leur chante…

Un corps dévoilé n’est JAMAIS un signe de consentement.

Il est grand temps que la France le comprenne.

DÉJÀ VENDU

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